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Tenerife, au pays du Printemps éternel

Au large de l’Afrique, protégée par la douceur des vents et des courants marins, Tenerife est épargnée des rigueurs de l’hiver comme de la canicule de l’été. L’île des Canaries est une terre de contraste où il fait bon vivre toute l’année.

Les Alizés ont emporté nombres de navigateurs sur ce bout de terre volcanique, dans leur route vers les Amériques à travers l’Atlantique. A seulement quatre heures de vol de la France, et à 115 kilomètres à l’ouest des côtes du Maroc, Tenerife a gardé l’empreinte de ces voyageurs du XVème, XVIème et XVIIème siècles. Ceux qui s’y sont installés ont bâti, au nord, des ports et des villes aux influences espagnoles et mauresque. L’une d’entre elles, La Laguna, fondée en 1496 par le conquistador Alonso Fernandez de Lugoa, a même été inscrite au Patrimoine mondial. La Orotava est une autre de ces communes pittoresques chargées d’histoire avec ses murs et pavés du XVIème siècle en pierre volcanique, ses maisons à balcons et son église en basalte. Des fêtes traditionnelles continuent à être célébrés tout au long de l’année dans cette partie de l’île.
La végétation y est riche en plantes subtropicales telles que jacarandas, hibiscus et flamboyants, aux antipodes des zones arides du Sud de Tenerife ou même des forêts de pins canariens des montagnes du centre. Ce climat généreux a permis de développer la culture de la banane ou encore de la vigne. Près de Puerto de la Cruz, la Casa del Vino propose, par exemple, de déguster des vins de cépage locaux, oubliés de notre vieux continent, comme le liston ou la malvasia. L’ancienne propriété abrite aussi un musée du vin, et une ancienne chapelle du XVIIème siècle au superbe plafond en bois travaillé.

Tenerife, au pays du Printemps éternel

Rencontre avec les baleines
Tenerife est avant tout une terre de contraste. Aux bâtisses des siècles passés répondent en écho des stations balnéaires aux buildings modernes, à 80 kilomètres au Sud. Au bord de plages de sable noir, d’origine volcanique, des immeubles, boutiques, restaurants et terrasses s’étalent sur une dizaine de kilomètres, de la Playa de Los Christianos à la Playa del Duque, en passant par la Playa de Las Americas. Dans cet imbroglio urbain, qui a vu le jour dans les années 1970, des hôtels s’imposent aujourd’hui pour leur décoration raffinée et leur service soigné, comme le Jardines de Nivaria, l’Abama ou encore le Bahia del Duque. Une belle promenade a été réalisée le long de l’océan, donnant une unité à cette côte urbanisée. Si un soleil permanent rime avec farniente, les voyageurs les plus intrépides peuvent aussi pratiquer le surf, la planche à voile, le parachute ascensionnel et autres activités nautiques. Derrière cette explosion de couleurs, de lumière (et de crème à bronzer !) se cache, même ici, une île authentique où la nature et les traditions sont bien présentes. A une trentaine de minutes de bateau, entre la côte et l’île de La Gomera, se trouve un site naturel d’exception où des dauphins et baleines pilotes se sont établis à l’année, profitant de fonds riches en poissons et planctons. Dans l’intérieur des terres, à quelques dizaines de kilomètres seulement des stations balnéaires, des villages rappellent également que Tenerife a su garder son âme.

Tenerife, au pays du Printemps éternel
Une terre de contraste
L’île des Canaries tire aussi sa force de ses volcans. S’ils sont aujourd’hui endormis, leurs coulées de lave et autres explosions ont marqué ses terres au cours des derniers millénaires. Au cœur de l’île, le Pic du Teide est sans doute le symbole de cette fureur passée, dominant l’ensemble de la région de ses 3718 mètres. Une ascension est possible en téléphérique (en une douzaine de minute), voire à pied … en huit heures de marche. Attention, un permis est nécessaire pour les derniers 200 mètres de sentier qui permettent d’atteindre le sommet du cône. Au pied de ce géant, s’étalent une immensité lunaire, au centre des
19 000 hectares du Parc national du Teide, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Un hôtel, le Parador de Las Canadas, y accueillent les voyageurs dans une ambiance aux airs de montagne, en harmonie avec la fraîcheur d’un air particulièrement sec et pur, bien « loin » des 20 à 30°C qui règnent à moins d’une heure de route.

 

Patrick Cros – Photos : © P. Cros

Y aller : Depuis novembre 2010, la compagnie aérienne Air Europa (www.aireuropa.com) propose un vol direct Paris/Tenerife, ainsi que des vols quotidiens via Madrid.

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