|
Le compost : le plus naturel des engrais
Vos plantes sont capricieuses,
dites-vous ?
L’arrosage automatique, les
coupes méticuleuses, et les petites
attentions quotidiennes n’y font
rien : elles ne poussent pas correctement.
Ne cherchez plus : c’est
votre sol qui réclame quelque
chose : un bon compost.
L’humus
de la terre disparaît chaque année
à hauteur de 2-3% en se minéralisant
pour apporter les éléments
indispensables au développement
des plantes. Il est donc nécessaire
de compenser cette perte en
enfouissant dans le sol du compost.
Combler ses plantes, c’est
facile, à condition d’être un peu
patient (il faut entre 6 à 9 mois
pour obtenir un bon terreau) et
de connaître les bons gestes.
Où dois-je disposer
mon compost ?
A même le sol pour faciliter
la colonisation par des auxiliaires
du compostage (vers de terre,
insectes...). Trouvez un emplacement
à l’abri du vent et plutôt à
l’ombre.
Que dois-je mettre dans mon
compost ?
Mélangez les constituants afin
d’enrichir les apports en minéraux.
Les cendres de bois riches
en chaux, potasse, et phosphore
accélèrent la transformation des
autres éléments. Les cartons non
imprimés, les déchets de cuisine
(coquillages et coquilles d’œufs
riches en calcium), le marc de
café, riche en oligo-éléments,
ainsi que tout type de restes alimentaires
peuvent être incorporés.
Attention toutefois à certaines
feuilles mortes (platanes ou
aiguilles de conifères) et aux
déchets de taille qu’il vaut mieux
broyer au préalable. Evitez les
mauvaises herbes en graines et
supprimez les racines.
Quels sont les ingrédients
d’un bon compost ?
Vous pouvez accélérer la décomposition.
La chaleur, dégagée pendant le
processus de décomposition,
détruit une grande partie des
virus ainsi que les graines des
mauvaises herbes. Couvrez votre
compost l’hiver pour maintenir
une température élevée.
Trop d’humidité peu freiner le
processus de fermentation, étalez
le compost au soleil ou mélangez
le avec du compost sec. Le
manque d’humidité, lui, assèche
les déchets et arrête le processus
de décomposition. Il suffit d’arroser
un peu.
Il faut brasser et mélanger les
déchets pour faciliter l’aération et
éviter que les micro-organismes,
responsables de la fermentation,
ne meurent.
Une couverture protège vos
déchets du dessèchement dû au
vent et au soleil, du détrempage
dû aux précipitations, du lessivage
des éléments nutritifs dû à la
pluie.
C’est un des secrets du compost :
la plupart des catégories de
déchets compostent difficilement
seules. Certains mélanges fonctionnent
mieux que d’autres : les
carbonés avec les azotés, les
humides avec les secs, les grossiers
avec les fins. Le sol calcaire de la
région se marie bien avec de l’engrais
vert, du sable et de la tourbe
blonde.
Comment savoir
si le compost est mûr ?
Un compost mûr se caractérise
par un aspect homogène, une
couleur sombre, une agréable
odeur de terre de forêt et une
structure grumeleuse. Sa texture
est fine et friable.
Claire SAUVAIRE
|