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La Chine : un continent à découvrir
“ ZHONGGUO ”, le pays au cœur du Monde, c’est ainsi que les Chinois appellent leur immense pays. Peuplé de plus d’un milliard d’hommes, il est effectivement au centre de l’Eurasie, entouré de steppes et de montagnes désertiques au Nord, des plus hauts sommets de l’Univers au Sud et à l’Ouest et de deux Océans.
Grand comme l’Europe, il s’étend entre le 17° et le 54° degré de latitude Nord, entre Hambourg et Dakar...
Découvrir la Chine, c’est découvrir des Chines, celle des prestigieuses villes impériales, celle des campagnes, des rizières où le temps semble arrêté, celle des grandes villes contemporaines, mégalopoles futuristes qui seront sûrement les grands centres économiques mondiaux de demain.
L’Occident est attiré par cette civilisation d’une extrême richesse depuis le Moyen Age. En 1295, dans son “ Livre des Merveilles du Monde ”, le Vénitien Marco Polo, raconte les fastes et les splendeurs de ce peuple, inventif et artiste. Ce sont les chinois qui les premiers utilisèrent l’énergie issue de la combustion du pétrole et du gaz, qui inventèrent le papier, la porcelaine, la bière, ...
C’est en Chine aussi que se trouve la seule œuvre humaine visible de l’espace :
la Grande Muraille, chef-d’œuvre d’architecture militaire, s’étirant sur plus de 8000 kilomètres.
Ses origines remontent à l’Antiquité. Améliorée, agrandie et restaurée au cours des siècles, elle fut préservée dans un but unique : défendre les villes des envahisseurs nomades venus du Nord. Son état actuel date de la période des Ming (qui régnèrent entre le XIVe et le XVIIe siècle). On peut désormais, à partir de Pékin, la survoler en hélicoptère.
Pékin, la ville pourpre, cette capitale du Nord (ce que veut dire son nom en mandarin), qui a connu de nombreuses invasions, de nombreuses dynasties... La ville, immense, elle compte plus de 10 millions d’habitants, est très marquée architecturalement par la grande époque Ming. La célèbre Cité Interdite, qui est en fait l’ancien palais impérial, posséde plus de 900 salles qui sont dispersées à travers 72 hectares de jardin, un ravissement pour l’œil... et pour l’oreille : Palais de la Pureté Céleste, Palais de la Parfaite Harmonie, Porte de la Paix Terrestre, de la Fierté Céleste, une poésie récurrente et très chinoise qui se retrouvera tout au long du voyage.
Trois villes, Hang Zhou, Su Zhou et Guillin illustrent à merveille les origines de la poésie et de la peinture chinoises. Voisines de Shanghai, les deux premières sont, à l’échelle de la Chine, de petites villes d’un million d’habitants.
Hang Zhou, pourtant entièrement restaurée, ne présente pas un grand intérêt architectonique. Elle doit sa réputation au lac de l’Ouest qui la borde. Monastères, pavillons et pagodes entrecoupés de jardin entourent le lac et ornent les quatre îles pittoresques chantées par les poètes et reproduites à l’infini dans les peintures au lavis.
Sa voisine, Su Zhou, parcourue par un réseau de canaux enchevêtrés, est aussi appelée la “ Venise de l’Orient ”. Ses femmes passent pour être les plus belles de Chine, et pour nombre de Chinois, elle représente une certaine image du paradis terrestre.
Guillin, enfin, beaucoup plus méridionale, (elle n’est qu’à 350 kilomètres de Canton), se trouve au cœur d’une vaste région aux paysages d’une exceptionnelle beauté. Ils ont inspirés de tout temps, peintres et poètes et sont devenus le paysage chinois par excellence : végétation luxuriante et colorée, temples et pagodes traditionnels camouflés par une nature très stylisée, montagnes en forme de pain de sucre, ...
Cette Chine pluriséculaire est le berceau de deux grandes religions : le confucianisme et le taoïsme. Au VIe siècle de notre ère, le Bouddhisme, venu d’Asie centrale, s’impose aux dynasties Sui et Tang, C’est de cette époque que datent les immenses temples rupestres de Yungang, Long Men et Touen Houang. Chaque ville, chaque village, beaucoup de sites naturels, possèdent encore leurs temples bouddhistes ou taoïstes, modestes ou prestigieux.
Voyager en Chine c’est aussi suivre les traces de grandes civilisations vivantes ou disparues. C’est emprunter les mythiques routes de la Soie, principales voies de communication terrestres entre la Méditerranée et les empires asiatiques pendant près de dix siècles. C’est s’endormir, comme Blaise Cendrars, au roulement du Transsibérien qui relie, une fois par semaine, Moscou à Pékin en traversant la Mongolie.
C’est enfin se plonger dans les anciennes colonies des tropiques. Macao, l’escale de charme, où temples bouddhistes et églises catholiques mélangent l’architecture chinoise et portugaise. Hong Kong enfin, britannique jusqu’en 1997, nerveuse et cosmopolite, célèbre dans le monde entier pour sa baie magnifique toujours envahie de milliers d’embarcations gigantesques et minuscules.
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