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Forme et Santé

Les maux de l’hiver

L’hiver s’installe, virus et bactéries prolifèrent dans l’air. Les affections des voies ORL sont les maux de la mauvaise saison. Elles restent bénignes quand elles sont traitées dès les premiers symptômes. Pour y échapper, on peut agir à titre préventif en stimulant ses défenses immunitaires pour aider l’organisme à combattre lui-même les microbes.

Le nez, premier obstacle sur le passage de l’air est le premier siège des infections ORL. En hiver les adultes ont, en moyenne, 2 à 4 rhumes. Les virus, responsables des rhumes sont susceptibles de vous atteindre, tout particulièrement de l’automne au printemps, période où le système immunitaire des personnes âgées fonctionne moins bien. Cette infection est contagieuse, le contact avec une personne enrhumée qui éternue ou tousse près de soi suffit à l’attraper.

Le rhume

Le rhume de cerveau est l’affection des voies respiratoires la plus fréquente. Quand il se déclare, le nez commence par se boucher. Les éternuements se multiplient, la gorge est irritée et on est un peu fiévreux. Puis, le nez se met à couler en abondance. On n’est alors pas vraiment malade, simplement “mal fichu”. Pour lutter contre cette infection, il suffit de pren- dre un antalgique-antipyrétique, médicament délivré sans ordonnance. Il est bon d’y associer un nettoyage du nez avec une lotion ou un spray nasal. Les solutions nasales à base d’eau de mer, par exemple, naturellement riches en soufre et en oligo-éléments conviennent bien. Elles sont antiseptiques, décongestionnent la muqueuse et fluidifient les sécrétions. Après ce soin, on peut mettre des gouttes désinfectantes.
Cependant, un lavage des fosses nasales n’empêche pas une surinfection chez une personne fragilisée ou fatiguée. Le virus parvient alors à pénétrer dans l’organisme et sévit en collaboration avec des bactéries que l’organisme n’arrive pas à éliminer.
Un rhume banal peut ainsi se transformer en sinusite. L’agression virale entraîne alors la détérioration de la défense de surface assurée par le tapis mucociliaire. Les bactéries se fixent et se développent. La sinusite se manifeste par une douleur, généralement d’un seul côté sur et/ou sous les orbites des yeux et par un mouchage purulent du même côté que la douleur.
L’infection des voies aériennes supérieures peut se propager facilement du fait de nombreux passages entre les différents organes. Quand un virus pénètre dans le nez, celui-ci réagit et se défend en sécrétant du mucus en abondance. Le trop plein s’évacue par l’extérieur, c’est le nez qui coule. Il peut également se déverser à l’arrière, dans la gorge, provoquant irritations et quintes de toux.

Les toux

La toux est un moyen de défense naturel de l’appareil respiratoire. C’est un acte réflexe qui traduit une irritation de la muqueuse tapissant les bronches, la trachée ou la gorge. L’air avec tout ce qui encombre les voies aériennes est expulsé vers l’extérieur, préservant ainsi le bon acheminement de l’oxygène jusque dans les poumons. On distingue deux types de toux.
La toux sèche ne ramène pas de sécrétions. Elle survient par quintes et plutôt la nuit. Elle irrite les voies respiratoires. Elle doit être traitée dès les premiers signes car elle peut aggraver progressivement l’état des voies aériennes. Elle se traite par des médicaments aux principes actifs antitussifs. Ces produits peuvent donner des somnolences, ce qui n’est pas sans inconvénients chez les conducteurs de véhicules.
La toux grasse provoque des remontées de crachats ou de glaires. Elle permet d’évacuer le mucus trop visqueux que l’organisme produit pour lutter contre les germes. Elle se soigne avec des expectorants ou des mucolytiques. Le traitement consiste, non pas à l’enrayer, mais à faciliter l’évacuation des sécrétions bronchiques et à fluidifier le mucus pour désencombrer les voies respiratoires. Elle survient en général après un coup de froid, une exposition à un surcroît de pollution. Elle peut aussi être le signe d’une surinfection bactérienne.
Après un traitement de quelques jours, une toux doit disparaître, si elle résiste, il est conseillé de consulter un médecin.

Les maux de gorge

Le mal de gorge est un symptôme commun à différentes affections. Il est dû à l’inflammation du pharynx dans le cas d’une pharyngite et à l’inflammation du larynx dans le cas d’une laryngite. La première d’origine virale est souvent la conséquence d’un coup de froid. La seconde peut être d’origine virale ou microbienne. Elle limite la mobilité des cordes vocales, la voix devient rauque et enrouée.
Il peut aussi s’agir d’une angine avec une inflammation des amygdales et du pharynx. Une petite gêne à la déglutition de la salive et des aliments sont les signes d’une affection bénigne. Pour l’enrayer, utilisez un collutoire ou des pastilles qui associent dans leur composition un anesthésique local pour soulager rapidement et un antiseptique pour lutter contre l’infection. Si une fièvre élevée et des ganglions au niveau du cou viennent s’ajouter aux premiers symptômes, l’infection est plus sérieuse et il est nécessaire de consulter un médecin qui prescrira des antibiotiques pour l’enrayer et éviter toute complication.

Vaccination antigrippale

La grippe est, en France, une des premières causes de mortalité par maladie infectieuse. Le vaccin antigrippal doit être renouvelé tous les ans. Il ne faut pas attendre que l’épidémie de grippe arrive pour se faire vacciner car 15 jours sont nécessaires pour que le vaccin protège efficacement.
La période de vaccination a débuté le 25 septembre avec la mise à disposition des vaccins dans les pharmacies. Pour la seconde fois, la prise en charge du vaccin est étendue aux personnes âgées de 65 ans et plus, au lieu de 70 ans et plus. Les personnes atteintes de certaines affections de longue durée qui diminuent les défenses immunitaires bénéficient également de la gratuité. L’ensemble de cette population à risque va recevoir de l’Assurance Maladie un formulaire de prise en charge.
Le volet 1 de l’imprimé doit être rempli par le médecin pour la prescription et par le pharmacien pour la délivrance. Le volet 2 concerne la prescription de l’injection du vaccin. Il doit être rempli par le médecin.

Les maux de l’hiver méritent d’être pris au sérieux. Il faut les traiter dès les premiers signes pour éviter qu’ils ne s’aggravent. S’il y a répétition, il est nécessaire de faire un bilan car cela est le signe de l’existence d’une déficience quelque part. On peut également prendre les devants en renforçant ses défenses immunitaires avec un traitement préventif à suivre dès l’automne.

Cure de vitamines

Dès que le soleil se fait plus rare, l’organisme synthétise moins bien certaines vitamines et oligo-éléments. Et comme quand on prend de l’âge, on perd un peu l’appétit le risque d’avoir des carences vitaminiques est donc plus élevé. Une cure de vitamines antioxydants peut être envisagée pour ses effets bénéfiques sur les fonctions immunitaires. La vitamine C reconnue pour ses propriétés anti-infectieuses stimule les défenses de l’organisme. La vitamine E protège des effets toxiques de l’oxydation. Les vitamines B et le magnésium sont également indispensables à la transformation des aliments en énergie. Ces différents éléments peuvent être absorbés sous forme de compléments nutritionnels.
Cette cure sera d’autant plus efficace que vous veillerez à votre alimentation. Celle-ci doit être suffisamment abondante, variée et équilibrée. Si vous faites partie des personnes qui ont tendance à bouder les légumes et les fruits frais, vous en consommez certainement encore moins en hiver, sous prétexte que le choix est plus restreint, il est donc raisonnable de revoir vos habitudes alimentaires pour les consommer sans modération. C’est la pleine saison des agrumes, riches en vitamines et des fruits secs. Pensez-y.

L’homéopathie

Les médicaments homéopathiques sont recommandés pour traiter les premiers signes des infections de l’hiver. On peut aussi prévenir le manque d’oligo-éléments par une supplémentation prescrite par un médecin ou un homéopathe. Présentés sous forme de granules et doses en gouttes les oligo-éléments aux propriétés anti-infectieuses et anti-inflammatoires sont associés lors de prises régulières pour stimuler l’immunité.
L’association cuivre-or-argent est souvent indiquée contre les infections de la sphère ORL . Et l’association manganèse-cuivre est également conseillée contre les infections et aussi contre l’asthénie.
Après la guérison, on peut rester fatigué. C’est souvent le signe d’un manque de magnésium par exemple. La concentration plasmatique en magnésium est en effet à son niveau le plus bas en hiver. Cela tient au fait que l’absorption du magnésium est fortement liée à la synthèse de vitamine D. On peut également penser à reconstituer ses réserves en fer, constituant majeur de l’hémoglobine , il intervient dans le processus d’immunité. Si vous êtes décidé à faire une cure, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

Plantes et huiles essentielles

On peut aussi privilégier les plantes. Par exemple, certains résineux possèdent des substances aux propriétés immunostimulantes, antivirales et anti-microbiennes. L’échinacée est également une plante conseillée dans les affections des voies respiratoires. Vendus sous forme de gélules on peut les utiliser en cures préventives.
Enfin, certaines huiles essentielles extraites de plantes médicinales ont une réputation bien établie dans le domaine des pathologies hivernales. C’est le cas des huiles essentielles de thym, de lavande, de pin sylvestre ou de menthe poivrée. Leurs différents composants ont des propriétés anti-bactériennes, anti-inflammatoires qui aident à lutter contre les surinfections microbiennes. Elles sont vendues sous différentes formes : gouttes à mettre dans de l’eau, capsules, pommades à frictionner. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien qui pourra vous guider et vous délivrer les médicaments de premiers soins comme les traitements préventifs. Bon hiver.

 
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