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Voyages lointains riment avec vaccins
Avant de partir à l’étranger, il convient de faire usage de prudence. Et dans ce domaine, il est essentiel de vérifier votre couverture vaccinale. Vous en parlerez avec votre médecin avant votre départ pour bénéficier de conseils personnalisés. Dans l’Air du Temps vous offre cependant une piqûre de rappel.
En principe, préparer un grand voyage demande du temps : acheter les billets, vérifier la validité de son passeport, établir son visa, prendre rendez-vous chez son médecin.
Or, aujourd’hui, un voyage s’achète sur Internet en quelques minutes...Faire le point avant le départ sur les risques de maladies est la première étape d’un grand voyage.
Certes, on ne s’expose pas aux mêmes risques si l’on part en club, en circuit touristique ou sac à dos chez l’habitant. Le risque zéro n’existant pas, une consultation voyage s’impose à tous.
Le médecin de famille est le premier interlocuteur. Mais, il existe aussi des services de consultations pour les voyageurs dans les centres hospitaliers. Si certaines vaccinations sont incontournables comme la fièvre jaune, d’autres sont recommandées, mais non obligatoires.
Se faire ou non vacciner dépend de plusieurs facteurs. La condition sanitaire du pays, les conditions et la durée du séjour, enfin l’âge et les antécédents du voyageur.
Un calendrier vaccinal à jour est un minimum pour tous, et a fortiori, dès que vous quittez la France, quelles que soient la destination et les conditions de votre voyage. Donc, être vacciné contre la diphtérie, le tétanos et la polio reste un minimum pour l’adulte. Un vaccin lui est réservé qui combine ces trois injections (Revaxis). Mais les enfants qui voyagent doivent subir toutes les vaccinations obligatoires et recommandées du calendrier vaccinal français.
En Afrique noire ou en Amérique du Sud, le vaccin contre la fièvre jaune est très recommandé, voire obligatoire comme pour la Guyane française...Cette vaccination concerne toute personne voyageant dans la zone intertropicale d’Afrique et d’Amérique du Sud, quelles que soient les conditions et la durée du séjour.
Ville ou forêt, le moustique responsable de la maladie est présent partout. Le vaccin peut être pratiqué dès l’âge de six mois. Attention, l’immunité n’apparaît que dix jours après l’injection, sauf s’il s’agit d’un rappel où l’immunité est immédiate.
Si votre voyage se déroule hors de la zone de sécurité infectieuse définie par l’ OMS (Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Australie, Japon, Nouvelle Zélande) et loin des hôtels modernes, les virus de l’hépatite A ou de la typhoïde risquent de croiser votre route.
Le virus de l’hépatite A est répandu dans les régions en manque d’hygiène et de système d’assainissement. Il est très résistant dans le milieu extérieur et se transmet par l’eau, les coquillages et les aliments crus. Se protéger consiste en une injection au plus tard quinze jours à trois semaines avant le départ, temps nécessaire pour s’immuniser contre ce virus, avec un rappel 6 mois à un an après.
Salmonella Typhi, bactérie responsable de la fièvre typhoïde colonise souvent l’alimentation comme l’eau, le lait, les fruits, les coquillages là où l’hygiène est précaire. Une injection suffit. L’immunisation est acquise en moyenne quinze jours après. Elle est recommandée pour les zones d’endémie. (Régions où cette maladie persiste).
Le virus de l’hépatite B touche la plupart des régions du globe. Les zones de fortes ou moyennes endémies regroupent l’Afrique tropicale, l’Asie du Sud est, la Chine, l’Europe de l’Est, la Russie, le Moyen Orient, le bassin méditerranéen, les Caraïbes, l’Amérique du Sud.
Son mode de contamination impose une étude au cas par cas avant vaccination : appartenance
à un groupe à risque, conditions du séjour, activités... Les personnes les plus exposées sont celles susceptibles de recevoir des transfusions sanguines (hémophiles, insuffisants rénaux, hémodialysés), l’entourage d’un porteur du virus. La vaccination comprend trois injections : deux à un mois d’intervalle et une entre 5 et 12 mois plus tard. La protection est acquise après la deuxième injection mais est immédiate en cas de rappel. Il est bon de savoir qu’il existe un vaccin qui protège contre les hépatites A et B (Twintix).
La vaccination contre la méningite à méningocoques ACYW135 est obligatoire pour les pèlerins de la Mecque pour entrer en Arabie Saoudite. Elle concerne aussi les voyageurs qui se rendent au Burkina fasso d’octobre à avril ou au Niger de février à mai. La contamination est interhumaine par voie aérienne. Cette vaccination comprend une injection et protège dix jours après pour trois ans.
Il est prudent de se vacciner contre la rage pour les séjours à l’aventure, loin des circuits organisés dans des zones comme l’Asie et notamment l’Inde. Les animaux domestiques constituent le principal réservoir de contamination par morsure ou griffure. Mention spéciale pour les animaux errants, nombreux dans les pays en développement. En prévention, trois injections sont nécessaires : deux à sept jours d’intervalle, puis une autre deux semaines après. Etre vacciné ne dispense en rien du traitement curatif après une éventuelle contamination.
Contre l’encéphalite japonaise un vaccin existe mais sa raison d’être dépend des conditions, de la longueur, de la période du séjour. Les voyageurs d’Asie du Sud et de l’Est rurale qui séjournent pendant plusieurs semaines, des Philippines à l’Inde en passant par le Népal ou l’Indonésie, s’exposent à la piqûre d’un moustique, du genre culex, vecteur de cette infection. En revanche, emporter dans ses bagages, moustiquaire imprégnée et répulsifs pour lutter contre le culex est une attitude des plus prévoyantes.
Traitement contre le paludisme
Pas de vaccin contre le parasite responsable du paludisme, transmis par un moustique. Tous les voyageurs en partance pour l’Asie, la Méditerranée orientale, l’Amérique du Sud, l’Afrique ou l’Inde doivent suivre un traitement préventif avant, pendant et après le séjour. La période à risque s’étend du coucher au lever du soleil, prévoir moustiquaire en conséquence.
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