HIGH-TECH ARGENT-CONSO PARENTS-AGES RECETTES LOISIRS BEAUTE
FORME&SANTE ESCAPADES VOYAGES GASTRONOMIE MAISON JARDIN
Grenoble
Lyon
Montpellier
Nantes
Toulouse
Ouest Parisien
Contactez-nous !



Montpellier : à cœur ouvert
   
Sur les rives tranquilles de l’étang de Thau
   
Lozère : en avant pour les gorges du Tarn
   
Envie de nature ! Parc National des Cévennes
   
Accueil > Escapades
Escapades

Sur les rives tranquilles de l’étang de Thau

Situé dans l’Hérault, au pied de Sète, l’étang de Thau est une merveille. Entouré de villages au caractère typé, voici le lieu idéal pour déguster de délicieux fruits de mer, les célèbres huîtres de Bouzigues, par exemple, mais aussi les moules, les palourdes, les clovisses et autres crevettes.

Caché derrière la colline de Sète, l’étang de Thau déconcerte par sa lumière. Eclatante en été, plus douce hors saison. Partout, les parcs à huîtres se reflètent sur la surface plate de l’étang. En début de matinée comme en fin d’après-midi, le lieu dégage une douce tranquillité. D’un bleu intense, cette «  mer intérieure  » s’étend de Balaruc-les-Bains au nord à Marseillan au sud. Pourtant, les habitués le savent. L’étang au caractère si tranquille peut se montrer d’une rare violence lors des tempêtes.
Du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest, les abords de l’étang méritent des arrêts _ répétés avec des haltes dans les villages et dans les mas conchylicoles. Ils vous proposeront de délicieuses dégustations, les villages de Balaruc-les-Bains, Bouzigues, Mèze, Marseillan et l’arrivée du canal de Midi puis la «  capitale  », Sète, célébrée par Paul Valéry et ville de Georges Brassens se singularisent par un esprit de calme et d’authenticité qui nourrit tous les sens.

« Une mer intérieure »
Savez-vous que l’étang de Thau est le plus étendu et le plus profond (quatre mètres en moyenne et jusqu’à dix mètres) des étangs du Languedoc  ? Il s’étire sur dix-huit kilomètres de long et cinq de large. Situé sur l’une des plus grandes lagunes d’Europe (7 500 hectares), cette mer intérieure blottie dans le golfe du Lion a vu passer sa population de conchyliculteurs et de pêcheurs de 300 à 800. Ici, on mange des huîtres, moins connues que celle de Marennes d’Oléron mais tout aussi succulentes. Les Romains en étaient déjà amateurs.
Toute une partie de l’étang est aujourd’hui quadrillée de ces «  tables  » où se développent les coquillages. La production d’huîtres s’est envolée avec plus de 2000 tables pour une production de 14 000 à 16 000 tonnes par an et 6 000 tonnes de moules. Huit cents exploitations bordent l’étang et ont donné leur nom aux célèbres huîtres de Bouzigues.

Le repère des pêcheurs
L’étang de Thau est le repère des pêcheurs, des véliplanchistes et des plongeurs. La raison ? Il recèle une biodiversité exceptionnelle que les amateurs de plongée apprécient. On découvre ici des hippocampes ou encore des «  blennies paons  », des poissons aux formes et couleurs extravagantes. Vers Balaruc-les-Bains, le fond de l’étang s’ouvre sur un gouffre de cent mètres de long et de trente mètres de profondeur. Ce mystérieux «  entonnoir  » est la résurgence de la Bise (ou Vise). Il en sort une eau tiède (21°). C’est une résurgence d’eau presque douce à température constante qui draine une partie des eaux souterraines de toute une zone de collines calcaires du Nord-Ouest (Montagne de la Moure, Causse d’Aumelas). Les zones situées à plus de sept mètres de profondeur sont parcourues par d’étranges séries de buttes (les «  cadoules  ») dont l’origine est encore inconnue.

Les thermes de Balaruc-les-Bains
Célèbre depuis l’Antiquité, Balaruc-les-Bains affiche la qualité de ses eaux thermales. On raconte que le gendre de Madame de Sévigné venait ici soigner sa goutte. Aujourd’hui encore, Balaruc-les-Bains est la seule ville thermale implantée sur les rivages de la Méditerranée. Les cures des deux établissements (Athena et Hesperides) sont particulièrement indiquées en rhumatologie et, depuis cet hiver, en phlébologie. Le rivage du village est parcouru par un sentier longeant la presqu’île et les plages. A deux pas de Balaruc-les-Bains... Balaruc-le-Vieux est perché sur une colline et protégé par de solides remparts moyenâgeux. Les maisons anciennes s’enroulent en colimaçon. On les nomme ici «  circulades  ». Faites un détour par l’église. Datée du XIème siècle, elle présente une superbe voûte gothique du XIVème siècle.

La perle de Thau
Légèrement plus au sud et première escale du Canal du Midi sur l’étang de Thau, Bouzigues appartient aux sites classés et mérite un arrêt prolongé et gourmand. Le plus petit village du bassin de Thau fait figure de berceau de la conchyliculture. Il vit principalement de l’élevage des huîtres, des moules et du tourisme. Calmes et agréables, les vieilles ruelles courent vers l’étang. Capitale languedocienne des coquillages, le village célèbre au mois d’août la fête de l’huître. Au cours de votre escapade, ne manquez pas de visiter le musée de l’Étang de Thau. Vous découvrirez le travail des conchyliculteurs appelés « les paysans de la mer » et des pêcheurs. En 1981, l’idée de conserver et de mettre en valeur les instruments de la tradition conchylicole et de la pêche prend naissance. Une exposition regroupant ces instruments est présentée de façon temporaire dans le foyer rural de Bouzigues. Cette exposition connaît un réel succès. La collection va s’enrichir et l’exposition devient permanente. Grâce à ce succès, un projet de plus grande envergure voit le jour. Le musée de l’Étang retrace la mémoire de l’étang en associant les informations scientifiques, archéologiques, historiques, ethnologiques et techniques, provenant des recherches des différents instituts et universités. Le lieu est considéré comme un musée de société. Il est en effet attaché à un territoire et à partir d’une mémoire locale, il met en scène des savoir-faire traditionnels.

Parmi ses nombreux attraits, le musée de l’Etang de Thau propose un petit port de pêche qui vous permet d’accoster grâce à un ponton que vous veniez de Sète, Mèze, Balaruc-les-Bains… On peut également voir de près les activités maritimes, les fermes aquacoles, les parcs et les mas ostréicoles.

Traditions locales
Plus bas, Mèze est le village le plus ancien du bassin de Thau. Il est édifié autour du port qui a toujours été le cœur économique de la cité. Habité d’abord par les Phéniciens, il fut occupé ensuite par les Grecs, les Romains et les Arabes. Tour à tour, ils ont exploité les richesses de l’étang et des terres avoisinantes. Avant que Charles Martel, en 736, ne saccage totalement la ville en y chassant les Sarrasins, la cité était protégée d’épais rempart, d’un temple et d’un feu servant de phare.
Il faudra attendre le IXème siècle pour que Mèze renaisse de ces cendres. Au XIVème siècle, on peut voir la cité cernée dans ses remparts, parcourue de petites rues étroites avec ses deux églises. Malgré les massacres des guerres de religions et les épisodes de pestes, l’activité portuaire, la pêche et la production d’alcools forts permettent le développement de la ville. A partir du XVIIème siècle, on voit apparaître de grandes distractions locales comme le jeu de ballon, les boules et les joutes nautiques qui existent encore aujourd’hui. Une autre tradition plus ancienne (XIVème siècle) consiste à promener dans les rues la représentation d’un bœuf porté par un ou plusieurs hommes.
Enfin, Marseillan séduit par son authenticité. Abritée par la baie qui la protège des colères de l’étang, la ville fut d’abord un comptoir phocéen (VIème siècle avant JC). Le port devint important à partir du XVIème siècle avec le développement du commerce. Aujourd’hui comme hier, Marseillan reste tourné vers cette mer intérieure qu’est l’étang de Thau. La pêche, la conchyliculture et le nautisme font partie de l’économie locale comme la viticulture et le tourisme. De passage à Marseillan, ne manquez pas de voir le canal du Midi qui débouche sur la lagune. Au centre du village, les vieilles rues noyées de soleil recèlent une architecture riche d’histoire : la halle couverte construite en basalte avec une charpente bordée en vénitienne, les façades d’hôtels particuliers garnies de sculptures en pierre volcanique d’Agde, l’église Saint-Jean-Baptiste du XVIIème siècle.
N’hésitez pas à flâner sur les quais bordés d’anciens entrepôts, de belles demeures et de chais qui témoignent de l’histoire viticole du village. La visite des chais de Noilly Prat permet de découvrir les techniques de l’élaboration du vermouth, inchangées depuis 1813.
A quelques kilomètres de Marseillan, le long d’une plage immense de sable blond, se situe Marseillan Plage. Le port de plaisance, particulièrement bien équipé, permet aux amateurs de nautisme de trouver un havre de confort.

Villa gallo-romaine
Faites un détour par la villa Loupian

Tout près de Loupian, en bordure du bassin de Thau, le long de la via Domitia, une villa gallo-romaine dévoile ses six siècles d’histoire. Vous plongerez dans l’ambiance et l’histoire des grandes exploitations agricoles gallo-romaines à travers une reconstitution de l’un des bassins des thermes cerné de sa mosaïque d’origine (IIe siècle ap.J.C.), des maquettes du domaine agricole retraçant les 600 ans d’existence et des objets trouvés pendant les fouilles archéologiques. Puis à l’endroit de leur découverte, vous pourrez admirer les mosaïques polychromes qui décoraient la résidence d’un riche notable au Ve siècle, reflet du raffinement de cette civilisation.
Pour en savoir plus : tél. 04 67 18 68 18.

Annie Fayon
Photographes : Shashinya - Jean-Yves Foy - Fotolia

 
imprimer retour envoyer
© DanslAirduTemps.com - Tous droits réservés -
Conception : DSI Internet & Shihab