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Forme et Santé

L’ostéoporose Une maladie silencieuse

Qu’on le sache ! L’ostéoporose est une maladie très fréquente qui touche trois millions de femmes mais seule une femme sur cinq le sait. Il s’agit en effet d’une maladie muette assez méconnue. Pourtant, l’ostéoporose et les maux qui l’accompagnent ne sont pas définitifs. Il existe un certain nombre de traitements pour prévenir et pour guérir.

Fractures du col du fémur, du poignet, des vertèbres... et le diagnostic tombe sans crier gare. L’ostéoporose est responsable de 130 000 accidents donc 50 000 fractures du fémur. Les personnes les plus âgées ne sont pas les plus touchées. Dès la cinquantaine, cette affection guette. L’ostéoporose atteint les femmes principalement après la ménopause (30 à 40% des femmes ménopausées sont concernées). Mais attention, contrairement aux lieux communs, les hommes ne sont pas épargnés. Un tiers des fractures ostéoporotiques se produit chez l’homme avec, pour eux aussi, des conséquences tout autant tragiques.

La maladie des « os fragiles »

Mais qu’est-ce donc que cette maladie diffuse souvent diagnostiquée lorsqu’elle est déjà bien installée ? Contrairement à des idées reçues, l’os n’est pas une matière inerte. Tout au long de la vie, il participe à un processus constant de démolition et de reconstruction. Quand cet équilibre s’altère, l’os devient poreux. C’est là qu’intervient l’ostéoporose ou « maladie des os fragiles ». En clair, l’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette qui se caractérise par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une augmentation du risque de fracture. Il est bon de savoir que l’os est constitué d’une charpente protéique rigidifiée par le calcium. De ce fait, l’os contient 99 % du calcium de l’organisme. À l’âge adulte, la quantité d’os détruit et reconstruit est identique. Mais quand l’absorption d’éléments devient moins fréquente (manque de calcium, de protéines, de vitamine D), l’os se reconstruit mal et masque une fragilité. _Si une femme ménopausée sur trois manifeste des troubles osseux appelés post-ménopausique, ils sont dus à une carence oestrogénique qui survient avec la cessation de l’activité ovarienne. Cette carence détériore le processus de remodelage osseux et provoque une rapide accélération de perte osseuse : 3 à 5% par an pendant les deux ou trois ans qui suivent la ménopause. Elle se prolonge à un rythme plus lent : de 1 à 2% par an au cours des 5 à 10 ans suivant la ménopause.

Pour prévenir, l’ostéodensitométrie

Pour mieux dépister et donc mieux diagnostiquer l’ostéoporose, il existe un examen simple, l’ostéodensitométrie remboursée par la Sécurité Sociale depuis 2006. Grâce à cet examen, les personnes à haut risque peuvent être prise en charge avant la fracture. Lorsqu’un médecin prescrit un traitement spécifique de l’ostéoporose, il tient compte de l’âge, des antécédents personnels de fractures et du résultat de la densitométrie. En effet, ces éléments déterminent le risque de fracture dans les cinq à dix années à venir. Un médecin ne prescrit donc aucun traitement sans avoir les résultats de la densitométrie.
En outre, un traitement de l’ostéoporose post-ménopausique ne peut-être prescrit qu’après avoir corrigé une éventuelle carence en calcium et/ou en vitamine D. Le médecin a à sa disposition un grand nombre de médicaments efficaces. Il peut également recommander, en plus du traitement, des règles d’hygiène de vie qui visent à préserver le capital osseux par le maintien d’une activité physique, un apport suffisant en calcium et en vitamine D, un niveau d’exposition solaire adéquat et l’arrêt du tabac. La prévention des chutes (ergonomie du lieu de vie, programmes d’activité physique) chez les sujets âgés est primordiale.

l’ostéodensitométrie

La densitométrie osseuse appelée aussi d’ostéodensitométrie ou encore d’absorptiométrie biphotonique est un examen médical sans douleur qui mesure la densité de l’os, c’est-à-dire son contenu minéral. Une densité osseuse faible constitue un excellent indicateur du risque de fracture, qu’il s’agisse de tassements vertébraux ou bien de fractures du col du fémur. La méthode de référence pour apprécier la qualité de l’os est aujourd’hui l’absorptiométrie biphotonique à rayons X. Elle consiste à émettre des rayons X en direction d’un os, que celui-ci absorbe en partie. On mesure alors ce qui reste du rayonnement après sa traversée de l’os, ce qui renseigne sur sa densité. Cette évaluation indirecte de la densité osseuse est faite sur la colonne vertébrale et/ou le col du fémur, qui sont les zones habituelles de fracture.

Annie Fayon

 
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