HIGH-TECH PATRIMOINE RETRAITE HOROSCOPE RECETTES RENCONTRES
FORME&SANTE ESCAPADES VOYAGES GASTRONOMIE MAISON JARDIN
Grenoble
Lille
Lyon
Marseille
Montpellier
Nantes
Nîmes
Nice
Toulouse




Camargue, insolite et fascinante
   
Riquet, le père du canal du Midi
   
La Couvertoirade, une étrange rencontre
   
A travers Nantes
   
Accueil > Escapades
Escapades

Entre l’Opéra et le Palais du Pharo, une promenade dans les quartiers Sud de Marseille

Urbanisée depuis “peu”, depuis la reprise en main de la ville par Louis XIV en 1660, la rive sud du Vieux Port est une succession de lieux incontournables dans la visite de la Cité Phocéenne.

Marseille, son port, sa criée, tout Pagnol se retrouve dans ces quelques mots... La Criée, halle aux poissons, “délocalisée” au nord de la ville depuis 1975 est désormais un Théâtre National, à la programmation de très haut niveau qui fut dirigé durant plus de dix ans par Marcel Maréchal. À égale distance de la Canebière et des bassins du Vieux Port, l’étonnante architecture de l’Opéra, l’ancien grand Théâtre inauguré en 1787. Entouré de nombreuses rues dédiées aux grands noms de la scène française, Corneille, Lully, Molière,... il se voulait le temple néo-classique de la musique et de la danse. Mais la grâce de cet édifice imposant se trouve dans son intérieur entièrement détruit par un incendie après la première guerre mondiale. Seules la façade principale et la colonnade ionique datent encore de sa création. La reconstruction de la salle et de la scène, confiée aux architecte Castel et Ebrard, fut l’occasion pour les grands artistes des années 20 de participer à une aventure peu commune et donne cet étonnant et très réussi mélange de néo-classicisme et d’art déco. Antoine Bourdelle signa pour le cadre de scène une très belle “Naissance de la Beauté” en stuc rouge sur fond or. L’immense variété des formes, des motifs, et des ornements font de l’Opéra de Marseille un des rares exemples d’architecture officielle bâtie dans cette veine art déco. Il est étudié dans toutes les écoles d’architecture de la planète.
Au sud, la jolie petite place Thiars est aujourd’hui un havre de paix réservé aux piétons.

Ce qui ne fut pas toujours le cas. Du 15ème au 18ème siècle, ce quartier était celui des Arcenaulx, des entrepôts, dans un premier temps, où se construisaient les galères et où, par la suite jusqu’à 10.000 galériens vivaient enchaînés jours et nuits mourant de froid l’hiver, de maladies, l’été...C’est pourtant cette “ville dans la ville” qui est à l’origine des quartiers, très prisés de nos jours, que sont la rue Sainte, la rue Breteuil, la rue Fort Notre-Dame. Voulue et pensée par un homme de confiance de Colbert, la cité des galères fut abandonnée à la veille du 19ème siècle pour devenir le lieu de rassemblement des marchands liés à l’activité portuaire. C’est à cette époque que se crée la richesse de ce quartier entièrement tourné vers l’exportation des produits qui firent la renommée de la ville : l’huile d’olive, les savons, les indiennes et le commerce avec les colonies.
Véritable poumon culturel et architectural du quartier des Arcenaulx, le cours Estienne d’Orves, est, depuis 1987, une magnifique place à l’italienne, cadre idéal pour de grandes manifestations comme le carnaval, les défilés de mode ou les fêtes populaires. C’est là que se niche une librairie-boutique-restaurant “Les Arcenaulx”, véritable caverne d’Ali-Baba pour les bibliophiles à la recherche de la perle rare sur Marseille.

À deux pas de là, démarre la Rue Sainte, la voie la plus ancienne du sud de la ville. Ancienne Via Sacra qui conduisait à l’abbaye Saint-Victor, elle traverse l’emplacement d’une nécropole antique qui deviendra chrétienne et sur laquelle sera fondée au 5ème siècle l’abbaye. Pendant des siècles, la rue Sainte était une zone maraîchère et agricole rattachée à Saint-Victor. C’est là que le légendaire Roi René y fit construire “Le Jardin du Roi”, petit paradis où les visiteurs se pressaient pour rendre visite aux animaux exotiques et aux serres emplies d’agrumes.
En bout de rue, à l’angle de la rue d’Endoume, le très célèbre “Four des Navettes”, la plus ancienne boulangerie marseillaise, exporte désormais dans le monde entier et via internet les délicieuses “navettes”, petits biscuits parfumés à la fleur d’oranger dont la recette est restée inchangée depuis la Révolution.
Cette adresse connue de tous les gourmands provençaux, dépendait d’un des plus ancien édifice religieux de Marseille, l’abbaye Saint-Victor, la première à avoir accueilli des moines en terres provençales. Elle date de la fin du 5ème siècle , organisée autour des reliques de Saint-Victor, martyre marseillais. Ce n’est qu’en 977 que la vie monastique s’organise réellement autour de la règle de Saint-Benoît. Agrandie et embellie au fil des siècles, l’abbaye Saint-Victor, à l’architecture fortifiée tellement caractéristique, est aujourd’hui une basilique dont l’esplanade offre à la vue un panorama époustouflant sur l’entrée du Vieux-Port.

En contrebas, l’ancien bassin de carénage, port de plaisance de nos jours, débouche sur une impressionnante forteresse :
le Fort Saint-Nicolas, né de la volonté de Louis XIV d’asseoir l’autorité royale battue en brèche par la Fronde. Mais Vauban en critiqua toujours l’architecture, qu’il considérait comme “la plus mauvaise de l’univers”. Mal aimé des Marseillais, il symbolisa longtemps une autorité royale envahissante et peu désirée.
Autre siècle, autres mœurs. Le Palais du Pharo est un délire impérial rêvé par le Prince-Président Louis-Napoléon, qui souhaita “une résidence avec les pieds dans l’eau”. Construit sur un éperon rocheux, accessible uniquement par la mer, il a été l’occasion d’ouvrir la ville vers le Sud et de raccorder le quartier Saint-Victor aux plages du Pharo. Mais le gigantesque édifice ne fût jamais terminé et ne servit jamais de résidence impériale. Après son don à la ville par l’impératrice Eugénie, il devint Ecole de Médecine dans un premier temps, puis un Centre de Congrès très luxueux, à l’infrastructure parmi les plus belles d’Europe.

VISITES

L’Office de Tourisme de Marseille vous invite à suivre ses guides- conférenciers dans un grand choix de circuits. Leur diversité dans les thèmes et les lieux permet de découvrir la grande cité sous ses aspects les plus classiques comme les plus insolites. Les visites sont payantes (40Frs par pers.) et les commentaires assurés par des guides - conférenciers agréés par le Ministère de la Culture. Quelques exemples de circuits : Autour du Cours Julien : Flânerie passionnante dans un quartier voué aux arts depuis le début du XIXe siècle. Les hôtels particuliers : Visite de belles demeures privées de la bourgeoisie marseillaise aux XVIIIe et XIXe siècles. Variations autour de l’art sacré : Selon le programme, visite de Saint-Laurent et Sainte-Catherine, Saint-Férréol et Saint-Cannat, Saint-Théodore et la Mission de France, Saint-Joseph et Saint-Charles, la Grande Synagogue. Parmi les incontournables : L’abbaye Saint-Victor, l’Opéra, les Arcenaulx... Office du Tourisme et des Congrès : 04 91 13 89 00

Saskia LEBLON

 
imprimer retour envoyer
© DanslAirduTemps.com - Tous droits réservés - La fréquentation de ce site est mesurée par XITI
Conception : DSI Internet  Groupe Les Journaux du Midi