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Les routes de la Lavande
L’été, c’est la saison des rendez-vous avec les passionnés de la lavande, des randonnées grisantes et des fêtes intenses. Si vous rêvez de cueillir votre brassée de lavande ou d’apprendre l’art de la création d’un parfum, c’est d’une parenthèse bleue sur les routes de la lavande dont vous avez besoin.
La lavande célèbre la Provence en lui offrant, sans compter, ses parfums et ses couleurs. Des baïassières d’antan aux cultures méticuleuses d’aujourd’hui, elle rythme les saisons et la vie des hommes de ce pays. Sauvage comme les collines dont elle est fille, elle livre ses secrets aux visiteurs curieux et fascinés. C’est à cette rencontre privilégiée avec la passion et les savoir-faire de ceux qui l’apprivoisent depuis plus d’un siècle, que vous invitent les Routes de la Lavande
Partez donc à la découverte du parfum capiteux de la lavande et laissez vous enivrer par cette essence subtile. Vous découvrirez une authentique tradition qui a forgé le visage des Alpes de Haute Provence et a évolué grâce à l’ingéniosité humaine qui se conjugue aujourd’hui avec une recherche scientifique de haut niveau.
Plusieurs circuits sont possibles, durant lesquels vous découvrirez des distilleries en activité et des coins secrets, à l’écart des grands axes. Ces circuits correspondent à des pays bien caractérisés : le Pays de Digne - les - Bains, berceau de la lavande ; celui de Forcalquier, parsemé d’églises et de chapelles romanes avec les jardins du Prieuré de Salagon ; enfin, le Pays du Verdon et son étonnante mosaïque or et mauve du plateau de Valensole.
Des circuits à la carte
Les routes de la lavande vous invitent à découvrir les paysages de Provence dans un décor de lavandes nuancé du vert tendre du printemps, au bleu de l’été, jusqu’aux teintes argentées de l’automne. De mai à Octobre, elles vous ouvrent les portes de ce pays de senteurs et de saveurs à travers une palette de séjours à thèmes ; des ateliers, sorties ou randonnées ; des visites de musées ou chez les producteurs, des circuits en liberté ou en groupes.
Pour l’été, c’est un festival autour de la floraison de la lavande qui vous attend : fêtes locales et animations la célèbrent durant la période de récolte en juillet - août :
le mois de la lavande en août à Digne-les-Bains
le corso de la lavande
les journées de la lavande
les journées internationales des huiles essentielles
la lavande en fête à Esparron de Verdon
la fête de la lavande à Valensole
la fête de la lavande et du miel à Riez le 15 août
la foire à l’herboristerie et aux métiers d’art à Saint-Etienne-les-Orgues le 14 juillet.
Une documentation complète est à votre disposition, elle vous présente différents séjours, des idées week-ends et un calendrier complet des différentes manifestations. Pour tous renseignements ou pour recevoir la brochure :
Les routes de la Lavande - Tel : 04 75 26 65 91
Une longue tradition de cueillette
Au cours du XIXe siècle, les terres de haute Provence deviennent le cadre spontané des lavandes sauvages. Dans le même temps, l’expansion des industries de la parfumerie provoque une progression considérable de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l’aspic et de la lavande jusqu’alors effectuée par quelques bergers et paysans, se généralise et s’organise. Des équipes sont formées, rémunérées à la quantité de fleurs récoltées ou à la journée. Armés d’une grande faucille appelée voulame, les lavandiaïres parcourent la montagne du lever ou coucher du soleil.
Labour des Baïassières et premières cultures
A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le développement de la consommation de parfum va multiplier la demande des parfumeurs grassois en lavande. L’extension de ce marché conduit progressivement à la maîtrise et au développement des cultures. La première étape est l’amélioration des lavanderaies sauvages au moyen d’un labour et de l’apport de fumure. Parallèlement, on tente des essais de culture sur des terres pauvres autrefois cultivées. Les plants sont prélevés dans les baïassières ou proviennent de pépinières créées à partir de semis ou de boutures. Vers 1920, les plantations se multiplient. D’abord limitées aux mauvaises terres, elles sont associées aux cultures vivrières et à l’élevage. La lavande prend ainsi sa place dans l’économie familiale.
La distillation traditionnelle.
Une fois cueillie, la lavande doit subir un préfanage pour permettre l’évaporation de l’excès d’eau contenu dans les plantes. Elle est ensuite chargée dans le vase et tassée par une lourde charge ou le piétinement des hommes, pour que la vapeur traverse les fleurs de façon régulière. L’alambic refermé, la vapeur est envoyée et savamment réglée. La passée dure de 30 à 40 minutes. La paille distillée est ensuite déchargée et stockée à proximité lorsqu’elle sert de combustible pour la chaudière. En Provence, la production d’huile essentielle de lavande est une pratique ancienne mentionnée dès le XVIe siècle. Autrefois, La distillation était réalisée dans de petits alambics à feu nu, transportés à dos d’homme ou d’âne près d’un point d’eau sur les lieux de la coupe.
Utilisation des huiles essentielles de lavande.
Les qualités aromatiques et médicinales de la lavande lui ont toujours valu d’être employée à la fois par les parfumeurs et les médecins. Largement employée en phytothérapie et en aromathérapie, la lavande a de nombreuses qualités thérapeutiques : elle est calmante, cicatrisante, désinfectante, antispasmodique... Le secteur de la parfumerie de luxe reste cependant le principal débouché de l’huile essentielle de lavande fine qui entre toujours dans de nombreuses compositions. L’huile essentielle d’Aspic était employée par la médecine vétérinaire et dans la fabrication de vernis fins pour la peinture. Les huiles essentielles de Lavandin ont des débouchés variés : parfumerie et cosmétiques, savonnerie et produits lessiviers.
La plante et son essence
La lavande fine (Lavandula angustifolia)
Elle se distingue par ses touffes plus petites et son épi floral. Son huile essentielle, la plus subtile, est recherchée par les parfumeurs et les laboratoires.
La lavande aspic (Lavandula Latifolia)
Elle forme de hautes touffes. Les longues tiges florales portent deux épis secondaires. Son odeur est très camphrée.
Le lavandin
Il est issu de la pollinisation de la lavande fine (lavande vraie) et de l’aspic, cet hybride se présente sous forme d’une touffe très développée en forme de boule. Très vigoureux, il donne une huile essentielle de qualité intermédiaire alliant le camphre et la note fleurie de chacun des deux parents.
Photo : Maison des Alpes de Hte Provence
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