HIGH-TECH PATRIMOINE RETRAITE HOROSCOPE RECETTES RENCONTRES
FORME&SANTE ESCAPADES VOYAGES GASTRONOMIE MAISON JARDIN
Grenoble
Lille
Lyon
Marseille
Montpellier
Nantes
Nîmes
Nice
Toulouse




Camargue, insolite et fascinante
   
Riquet, le père du canal du Midi
   
La Couvertoirade, une étrange rencontre
   
A travers Nantes
   
Accueil > Escapades
Escapades

Angers la Douce

Sur la rive droite de la Loire et à cheval sur la Maine, Angers conjugue l’harmonie de ses façades en tuffeau blond, de ses nombreux jardins, de son port fluvial et de son patrimoine culturel et architectural, dans un environnement préservé.

Le Château forteresse

On débute notre visite de la ville par le château-forteresse, remarquable par ses épais murs aveugles percés de rares meurtrières et archères, flanqué de 17 tours rondes où alternent schiste et tuffeau, leur donnant un caractère hachuré. Puissante expression de l’architecture défensive médiévale, il fut construit par Saint Louis, au XIIIe siècle, sur un ancien site gallo-romain dominant la Maine.
L’une des parties du château édifiée un siècle plus tard, recèle la plus grande tapisserie médiévale de la planète : la Tenture de l’Apocalypse. Commandée en 1375 par le duc Louis 1er d’Anjou, cette oeuvre d’une longueur de 130 mètres, exprime l’un des épisodes récurrents de l’iconographie médiévale chrétienne, avec un chromatisme où prédominent le rouge et le bleu. Couleurs qui se disputaient la primauté : la première étant la couleur symbolique du code théologique depuis le Haut Moyen Age, héritée de la robe impériale romaine. La seconde apparaît plus tardivement, au XIIe siècle, d’abord avec l’outremer du manteau de la Vierge, puis avec l’indigo des habits royaux et ecclésiastiques.

La Cité

Passée la porte de la ville, on s’engage dans l’ancien quartier de la Cité par la rue St-Aignan, jusqu’à la montée où une centaine de marches permet d’accéder au parvis de la cathédrale Saint-Maurice. Le grand portail central, présente un tympan orné d’un Christ en majesté entouré du Tétramorphe (symbole des quatre évangélistes).
Il est surmonté, deux étages plus haut, de Saint Maurice et de ses compagnons en costumes militaires du XVIe siècle, un ensemble de huit sculptures logées dans des niches. Comme les grands vaisseaux de la France méridionale, l’intérieur se distingue avant tout par sa nef unique - nostalgie romane - sans collatéraux. Mais sa spécificité régionale tient à son voûtement bombé, soutenu par une profusion de fines ogives reliées par des clefs sculptées, qui retombent sur de minces colonnettes. Ces traits caractéristiques du premier gothique angevin, dit aussi gothique Plantagenêt (de la famille des ducs d’Anjou qui vont régner plus de trois siècles durant, en Angleterre, à partir de la seconde moitié du XIIe siècle) sont sans doute précurseurs des gothiques anglais : early english, decorated style et autre perpendicular style qui vont démultiplier des faisceaux de nervures, véritables arborescences en forme d’éventails.
A quelques pas de là, on traverse la Place du Ralliement, centre ville aux édifices d’influence haussmanienne, comme le grand Théâtre, les grands magasins début de siècle et les cafés toujours très animés. Deux rues plus loin, l’Hôtel Pincé, demeure de pierre de la première moitié du XVIe siècle, abrite le Musée Turpin-de-Crissé. Ses deux ailes perpendiculaires sont habilement reliées par une tour d’escalier. C’est sur la façade intérieure que l’architecte du pays, Jean de Lespine, mit au point la fameuse technique de trompe en encorbellement. Des collections d’estampes et masques japonais, de tissus et bronzes chinois voisinent, aux différents étages, avec des céramiques grecques et étrusques et diverses expositions temporaires.

La Doutre et le port d’Angers

Dans ce quartier d’outre Maine - d’où son nom, la Doutre - traversé autrefois par les voies romaines reliant la ville à Nantes et à Rennes, les colombages des maisons à toits d’ardoise, constituent l’autre visage de ces faubourgs champêtres particulièrement verdoyants. Ses ruelles nous conduisent au port d’Angers où des bateaux mouillent ou manoeuvrent à la Cale de la Savatte avant d’entamer un parcours fluvial.
Tout proche, le Centre Régional d’Art Textile présente les métiers à tisser de haute et basse lisse. Une vocation de recherche anime le centre à travers la restauration d’oeuvres anciennes et la création de tapisseries contemporaines.
Situé juste à côté, le Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, conserve la Tenture du Chant du Monde de Jean Lurçat. Fasciné par l’Apocalypse qu’il découvre en 1937, l’artiste conçoit cette oeuvre comme une réponse contemporaine au propos de Nicolas Bataille. _ Figurant symboliquement l’homme au milieu des quatre éléments, Lurçat réussit à renouveler l’art de la tapisserie en utilisant un vocabulaire plastique audacieux et actuel. La donation de Madame Lurçat et de Thomas Gleb présente des oeuvres centrées sur la tapisserie contemporaine : Prassinos, Dom Robert, Gromaire, ...

Le tour des jardins

Angers, ville fleurie qui s’inscrit dans la tradition horticole de l’Anjou, permet au promeneur de faire à pied le tour des jardins.
Après avoir découvert les tapisseries anciennes et contemporaines, on peut sortir se dégourdir les jambes dans le Jardin du Musée Saint-Jean, dont le cadre prestigieux forme un écrin autour du plus ancien hôpital français.
De là, on gagne la place Mendès France où le Jardin des Plantes, créé au XVIIIe siècle, a été transformé après 1901 par le paysagiste Edouard André. Ce jardin paysager occupe 4 hectares qui font la part belle à des arbres quasi centenaires. Un lieu que l’on explore à son rythme et où les enfants ont leurs espaces de jeux et peuvent observer les animaux.

Pour les fleurs, on fera un petit détour par le Jardin du Mail. Face à l’Hôtel de Ville, cet espace ponctué de massifs particulièrement en verve à l’heure estivale, offre aussi l’agrément d’un kiosque à musique et d’une rafraîchissante fontaine monumentale.
On peut conclure notre parcours au pays de la douceur angevine, en revenant au point de départ, dans les jardins du château. A l’intérieur, on a voulu restituer l’esprit du jardin médiéval clos, avec des arceaux de buis sculpté. Par contre, au pied de la forteresse, dans les anciennes douves, des parterres aux figures géométriques s’étalent dans la plus parfaite tradition « à la française » du XVIIe siècle.

Joël et Pervenche Lotton

Crédit Photos : Angers tourisme

 
imprimer retour envoyer
© DanslAirduTemps.com - Tous droits réservés - La fréquentation de ce site est mesurée par XITI
Conception : DSI Internet  Groupe Les Journaux du Midi