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Les compléments alimentaires
Gélules anti-fatigue, cocktails multi vitamines, comprimés de minéraux... Les compléments alimentaires et les suppléments nutritionnels sont de plus en plus consommés dans le souci de préserver le capital santé, d’améliorer les performances ou de manière plus générale, de retarder les effets du vieillissement.
Pourtant, l’efficacité de ces compléments est ponctuellement remise en cause et certains sont même accusés d’être dangereux. Que contiennent ces suppléments ? A qui s’adressent-ils ? Peuvent-ils être néfastes ? Le point sur ces pilules miracles.
Une alimentation saine, équilibrée et variée apporte tous les éléments essentiels dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner et rester en bonne santé. Hélas, le rythme de vie ne nous permet pas toujours de consacrer du temps à la préparation des repas. Ainsi, les comportements alimentaires ont changé et comme la qualité nutritionnelle des aliments n’est pas toujours au rendez vous ; il apparaît improbable qu’une alimentation, même correcte, couvre tous les besoins de l’organisme en vitamines et oligo-éléments. Bien peu de personnes consomment plus de dix à douze portions d’aliments différents par jour, diversité estimée nécessaire pour couvrir nos besoins en micronutriments.
L’étude française SU.VI.MAX, Supplémentation Vitaminique et Minérale en Antioxydant, constitue l’une des plus grandes études épidémiologiques jamais réalisée dans le monde. Les conclusions de cette étude ont mis en évidence qu’une fraction non négligeable de la population française avait des apports aux deux tiers des apports nutritionnels conseillés. Les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées ou soumises à des restrictions alimentaires font partie des groupes de personnes les plus exposées aux carences.
Ainsi, plus de 10 % des adultes citadins auraient une carence en vitamine D. Les femmes en âge de procréer seraient plus de 23 % à avoir des carences en fer. Environ 42% des hommes de 45 à 60 ans et 62% des femmes ménopausées manquent de calcium. Les déficiences en magnésium sont également fréquentes. En l’espace de vingt ans, diverses études ont permis d’établir l’effet protecteur de certains aliments pour prévenir les maladies cardio-vasculaires et cancers par exemple. De plus en plus sensibilisés à leur équilibre nutritionnel, les français se sont mis à consommer des compléments alimentaires.
Une offre diversifiée
Il existe sur le marché deux principaux types de produits : les compléments alimentaires et les suppléments nutritionnels. La définition française du complément alimentaire est donnée par un décret publié au journal officiel du 12 avril 1996, qui nous indique : " les compléments alimentaires sont les produits destinés à être ingérés en complément de l’alimentation courante, afin de pallier l’insuffisance réelle ou supposée des apports journaliers ".
Ces produits recouvrent les vitamines, les sels minéraux, les plantes riches en ces nutriments (céréales, légumineuses, algues, champignons), et certains produits animaux (produits de la ruche, huiles de poisson, coquilles minérales). Par extension, ils peuvent recouvrir également certains acides aminés, certaines hormones, et les plantes traditionnelles, dites médicinales, à la fois riches en nutriments et contenant des composés dont les propriétés thérapeutiques sont reconnues (antioxydants, caroténoïdes, flavonoïdes...). Les suppléments nutritionnels, quant à eux, s’adressent à des personnes qui ne souffrent d’aucune carence. Ils sont destinés à compenser les effets de certaines activités (sport) ou de mauvaises habitudes (fumeurs). Ils sont également censés prévenir ou soulager certains problèmes (fatigue, mémoire...), ralentir le vieillissement ou encore favoriser la perte de poids.
Une exigence de sécurité
Le 12 juillet 2002 est enfin parue au journal officiel des Communautés Européennes la directive sur les compléments alimentaires. Elle a pour but d’uniformiser les différentes réglementations existantes et d’assurer des garanties pour la sécurité des consommateurs. Elle donne une nouvelle définition qui place clairement ces produits du côté des aliments. : "Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, seuls ou combinés, commercialisés sous forme de dose unitaire dont l’objet est de compléter l’alimentation normale..."
Néanmoins, les règles auxquelles ils sont soumis sont plus strictes.
Les ingrédients doivent faire partie d’une liste positive, c’est-à-dire de vitamines et minéraux autorisés ; chaque élément devra répondre à un dosage maximal différent selon les personnes auxquelles le complément s’adresse (femmes enceintes, personnes âgées...) ; des critères stricts sont définis en matière de pureté des vitamines et des minéraux em-ployés et en matière d’étiquetage.
Des compléments circonstanciels
A tout âge, une cure de magnésium ou d’un produit multi vitaminé est efficace pour enrayer une fatigue passagère ou une tension nerveuse excessive. Pour retrouver du tonus, l’un des produits phares est toujours la gelée royale, considérée comme un reconstituant et un stimulant de l’état général. C’est un produit naturel secrété par les abeilles qui est un concentré d’éléments vitaux : vitamines B, oligo-éléments, minéraux, acides aminés et acides gras. Dans la catégorie des produits anti-âge, les compléments alimentaires associent généralement les vitamines E, C et A avec des oligo-éléments tel que le sélénium, antioxydant puissant pour lutter contre les radicaux libres. Selon les circonstances, votre pharmacien ou votre praticien pourront vous conseiller d’utiliser des compléments alimentaires ou des produits diététiques.
Lydie Cara Gustin
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