|
Réduire sa facture d’énergie
A l’heure où le pouvoir d’achat des français fond comme neige au soleil, faire des économies devient une nécessité. Réduire sa consommation d’énergie est aujourd’hui possible et la facture n’est pas si salée. Décryptage.
Un ménage français dépense en moyenne par an 2200 euros pour s’éclairer, se chauffer, faire fonctionner les appareils électroménagers... dont 56 % pour le chauffage, 19 % pour l’électricité spécifique (éclairage), 18 % pour l’eau chaude et 7 % pour la cuisson. Mais aujourd’hui, il est possible de réduire sa facture.
Les principales solutions
En hiver, l’isolation ralentit la fuite des calories du logement vers l’extérieur. En été, elle permet de conserver une température intérieure inférieure à la température extérieure plus élevée. En diminuant les pertes de chaleur par les parois, une isolation thermique efficace peut réduire les besoins en énergie de plus de 60 %. Utiliser des énergies renouvelables, qui produisent peu ou pas de gaz à effet de serre, est un des moyens de réduire la consommation d’énergie courante en matière de chauffage, d’eau chaude et d’électricité (exemple : chauffe eau solaire, ...). L’éclairage naturel et l’utilisation de lampes basse consommation permettent également de limiter les consommations d’énergie. Si vous remplacez un appareil ménager, profitez de l’étiquetage européen obligatoire « label énergie » qui doit obligatoirement être apposé sur tous les appareils à la vente (froid ménager, lave-linge, sèche-linge, ...). Les appareils sont étiquetés de la lettre « A » (pour les meilleurs, les plus économes en énergie) à la lettre « G » (pour les plus mauvais). Les appareils « A » ou « B » sont plus chers à l’achat mais les économies réalisées sur les consommations d’électricité (et d’eau) sur toute leur durée de vie compensent le surcoût d’acquisition. Quelques geste simples permettent également de réduire la consommation d’énergie, comme la réduction de la température ambiante de 1 °C, qui permet 6 % de consommation en moins. La température conseillée est de 19 °C dans les pièces à vivre, et de 16 °C dans les chambres. Disposer d’un système de régulation ou de programmation, c’est jusqu’à 10 % de consommation en moins. Enfin, l’entretien régulier de la chaudière permet de consommer de 8 à 12 % d’énergie en moins.
L’évaluation des besoins
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire à l’occasion de la vente de chaque logement ou bâtiment en France depuis le 1er novembre 2006, et lors de la signature des contrats de location à compter du 1er juillet 2007. Il est valide 10 ans. Il permet à chacun de mieux mesurer l’impact de ses choix d’énergie sur l’effet de serre et de mieux évaluer la facture à payer. Comme pour les appareils électroménagers, le DPE propose deux étiquettes, sur une échelle de A à G, la notation A désignant la meilleure performance. Il comporte également une estimation des frais énergétiques annuels en Euros. Cette estimation des consommations conventionnelles d’énergie concerne le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement. Les postes de ventilation et d’éclairage ne sont pas pris en compte. Le diagnostic doit être fourni dans le cas de la vente ou de la location de la maison. Ainsi, il sera possible de savoir si le logement acquis ou loué est économe ou énergivore et si l’émission de gaz à effet de serre est faible ou forte. Une bonne classification sur votre diagnostic de performance énergétique obligatoire augmentera la valeur de votre maison en cas de revente ou de location.
Et la construction ?
Pour la grande majorité, faire construire - et payer - une maison constitue la plus grande dépense de leur vie. Les choix de conception énergétiques ont donc une influence capitale : ce sont eux qui déterminent les charges mensuelles futures, des charges qui s’ajoutent aux mensualités des emprunts. Plus les besoins énergétiques de votre maison sont réduits dès sa conception, plus votre consommation diminue et se répercute sur votre facture dès la première année. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est lui obligatoire depuis le 1er juillet 2007 sur les constructions neuves. Bénéficier d’un label, c’est investir dans un patrimoine qui respectera les prochaines réglementations et qui conservera toute sa valeur.
Le financement
La loi de finances 2005 a créé un crédit d’impôt dédié au développement durable et aux économies d’énergie. Destinée à renforcer le caractère incitatif du dispositif fiscal en faveur des équipements de l’habitation principale, cette mesure est ciblée sur les équipements les plus performants au plan énergétique ainsi que sur les équipements utilisant les énergies renouvelables.
Avec la mise en place du Livret de Développement Durable (LDD) depuis le 1er janvier 2007 (ex CODEVI), les banques proposent des prêts spécifiques pour financer les travaux d’amélioration de la performance énergétique. Les postes éligibles sont les mêmes que pour le crédit d’impôt, mais les prêts couvrent tous les frais, y compris l’installation. Chacun d’eux possède ses caractéristiques propres au plan technique et financier et peuvent être comparés entre eux. Retrouvez l’ensemble des prêts disponibles sur le site Internet de l’ADEME ou renseignez-vous auprès de votre banque pour connaître les modalités du prêt qu’elle propose.
|