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La soupe petit régal de l’hiver
A l’approche de la saison hivernale, les papilles s’affolent à l’idée de savourer une bonne soupe bien chaude...
Plat ancestral, la soupe redevient un mets de choix depuis quelques années. Pour ses qualités revigorantes, elle est très appréciée bien sûr en cette période de froid. Mais elle l’est aussi pour ses vertus sur la santé, puisqu’elle peut nous aider à atteindre un meilleur équilibre nutritionnel et à ne pas grossir. Autant de bonnes raisons de l’inscrire à nos menus... A vos cuillères !
Elle réconforte et réhydrate
L’hiver, une bonne soupe bien chaude, c’est requinquant pour l’organisme et réconfortant pour le moral ! Avec son odeur si aléchante, elle nous met l’eau à la bouche avant de la déguster. Elle fait du bien, elle réchauffe, et on la savoure avec plaisir. Hormis le plaisir de goûter à ses diverses saveurs, la soupe apporte un volume d’eau non négligable pour notre organisme. Et c’est aussi important en été qu’en hiver puisque nous ne buvons pas toujours suffisamment. Le potage contribue ainsi à satisfaire nos besoins hydriques.
Elle fait manger des légumes
En consommant régulièrement de la soupe de légumes, on bénéficie des apports de ses aliments si précieux pour l’équilibre nutritionnel. Ils fournissent en effet beaucoup de minéraux, de vitamines et de fibres qui améliorent la capacité de l’organisme à résister aux agressions de toutes sortes. Traditionnellement composée de plusieurs légumes, elle favorise la diversité des apports nutritionnels. Chaque légume possède un profil nutritionnel spécifique. Pour les vitamines, la carotte et le potiron possèdent des teneurs élevées en caroténoïdes, le poivron et la tomate en vitamine C, le chou et le céleri en B9. Côté minéraux, les légumes les plus riches en calcium sont le cresson, les épinards, le brocoli, les haricots verts, le céleri et le fenouil. Pour le magnésium, les épinards, le brocoli et les petits pois. Enfin pour des apports en potassium les épinards, le fenouil, le potiron, le céleri, le chou, la carotte, le navet, la courgette. Pour obtenir une soupe aux apports variés, mieux vaut donc y mettre une large gamme de légumes.
La soupe à la mode
Plus qu’un plat au milieu d’un menu, la soupe suscite depuis peu un intérêt majeur. La ville de Florac, en Lozère, possède par exemple son “Festival de la Soupe”. Depuis 2001, c’est l’association « Gens de la Soupe », qui organise cette manifestation populaire dans les rues de la ville, le week-end de la Toussaint. Le principe est simple : chacun amène son potage afin de le partager avec les gens rencontrés sur les places et dans la rue. Une idée originale qui fait recette puisque en 2002 un échange inter-culturel s’est concrétisé, par un partenariat actif avec Attacafa, une association lilloise, qui organise elle aussi un Festival de la Soupe. L’occasion de nombreuses animations, officielles ou non, organisées ou spontanées dans les rues de Lille. La fête est même prétexte à un concours de la meilleure soupe. Le trophée attribué est appelé la louche d’or ! Mais seules les soupes officielles sont évaluées par le jury. Ainsi sous couvert de déguster de la soupe, ces manifestations populaires tentent de transmettre les valeurs d’antan comme la convivialité, le partage, etc...
A chacun sa soupe
Potage, velouté, crème, bouillon, savez-vous faire la différence ?
Le potage est une soupe peu consistante où le bouillon tient une grande place. La moulinée est une soupe passée. Le velouté est une soupe mixée dont la texture soyeuse est la plupart du temps apportée par de la maïzéna, de la fécule... La crème est un velouté enrichi de crème fraîche et parfois de jaunes d’oeufs.
Le consommé est un bouillon très réduit qui concentre alors les arômes. La bisque est un coulis de crustacés.
P.C.
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