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La rhinite allergique
Goutte au nez, « rhume de cerveau » comme disaient nos grand-mères, éternuements à répétition, qui font sourire ou agacent. Tous ces signes doivent nous alerter lorsqu’ils perdurent.
Or souvent, on n’y prête pas suffisamment attention, et le geste du mouchoir jetable, vite pris et aussi vite envoyé dans la corbeille est presque automatique. Même si cela fait sourire, il faut s’en inquiéter. En effet, savoir faire la différence entre un banal rhume et une rhinite allergique peut se révéler essentiel, si l’on considère les répercussions sur le quotidien et l’évolution que peuvent prendre les symptômes en l’absence d’un traitement adéquat.
Quelles sont les causes ?
La rhinite allergique est souvent causée par les pollens, surtout au printemps. Il existe 3 grandes familles végétales à pollens allergisants : les arbres, les graminées et les herbacées (herbes sauvages).
Les types de pollens responsables de cette rhinite allergique, appelée aussi rhume des foins, peuvent varier selon les régions et les saisons. Le rhume des foins se manifeste par 3 signes presque toujours présents : le nez qui coule comme une fontaine, le nez bouché, les éternuements fréquents. D’autres manifestations peuvent être également gênantes comme : des démangeaisons des yeux, du nez, de l’arrière gorge, une sensation de sable dans les yeux qui pleurent, un odorat diminué, de la toux sèche.
La rhinite allergique peut aussi être causée par d’autres types d’allergènes (acariens, moisissures, blattes, animaux...) responsables le plus souvent de rhinite persistante.
Pourquoi soigner votre rhinite allergique ?
Outre les désagréments que la rhinite provoque au quotidien, ne pas la soigner peut avoir des conséquences importantes chez les personnes qui souffrent également d’asthme. La rhinite allergique est une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale ; or, c’est la même muqueuse qui se continue dans les voies respiratoires jusqu’aux bronches. On dit souvent que « le nez est la partie des voies respiratoires accessible aux doigts » Même si cela fait sourire, on comprend ainsi la correspondance qui existe entre la rhinite allergique et l’asthme. Ainsi, des études ont montré que plus de 20% des personnes souffrant de rhinite allergique ont de l’asthme et 80% des asthmatiques ont une rhinite. Chez un asthmatique, la présence d’une rhinite allergique associée non traitée risque d’aggraver l’asthme.
Consulter son médecin
Il a été démontré que les personnes souffrant de rhinite allergique persistante, avec le nez qui coule et qui est bouché, ont une qualité de vie qui peut être altérée. En effet, la rhinite allergique provoque des troubles du sommeil et une gêne durant les activités quotidiennes, tout ceci entraînant la fatigue pouvant aller jusqu’à des arrêts de travail et des absences à l’école.Votre médecin, grâce à un interrogatoire précis et des tests divers, va pouvoir poser le diagnostic de rhinite allergique et vous proposer des solutions.
Les test cutanés : il est possible de pratiquer des tests cutanés (sur la peau) appelés aussi « Prick Tests ». Ils consistent à injecter dans la peau de très faibles doses de plusieurs allergènes. En cas de réaction positive, un gonflement et une rougeur s’accompagnant de démangeaisons apparaissent au bout de 15 à 20 minutes. Dans certains cas, en particulier lorsque le résultat des tests cutanés ne correspond pas aux signes cliniques, votre médecin pourra être amené à vous prescrire des examens complémentaires, en particulier une analyse de sang pour doser les anticorps (IgE) responsables de la sensibilisation à un allergène donné.
Les traitements
Les médicaments utilisés pour traiter une rhinite allergique dépendent de la fréquence des symptômes et de leur intensité. Les médicaments les plus utilisés sont les antihistaminiques. Ils agissent sur l’écoulement nasal et sur les démangeaisons nasales, ainsi que sur les signes associés à la rhinite comme les symptômes oculaires souvent rencontrés dans les allergies aux pollens. Ils sont moins actifs sur l’obstruction nasale.
Les antileucotriènes peuvent être utilisés pour traiter les patients asthmatiques ayant une rhinite allergique associée.
Les décongestionnants locaux, actifs uniquement sur l’obstruction nasale, ne doivent être utilisés qu’en cure courte (maximum 5 à 7 jours de suite).
désensibilisation
(ou immunothérapie spécifique)
Il existe 2 types de désensibilisation :
La voie sous-cutanée : on injecte de façon régulière à la personne allergique une dose de l’extrait d’allergène auquel elle est allergique.
La voie sublinguale : on dépose régulièrement sous la langue l’extrait de l’allergène.
Une désensibilisation efficace doit être prolongée au moins trois ans.
Numéro vert Asthme et Allergies Infos Service 0800 19 20 21
Une brochure gratuite est également disponible sur simple demande.
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