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Forme et Santé

Bouger plus pour bien vieillir

Le sport est un facteur reconnu de protection de la santé : on vit mieux et plus longtemps si l’on pratique une activité physique adaptée. Alors c’est décidé, à la rentrée, c’est l’heure de se mettre en mouvement. Vers plus de bien-être et de plénitude.

L’activité physique entraîne un nombre impressionnant de conséquences physiologiques, très largement bénéfiques si elle est pratiquée régulièrement et proportionnellement aux capacités de chacun. En revanche, la recherche de la performance à tout prix ou l’absence de dépistages des contre-indications peut transformer la pratique sportive en véritable facteur de risque. A contrario, chez les personnes souffrant de maladies chroniques, elle peut-être perçue comme thérapeutique. L’exercice physique a aussi des conséquences sur le style de vie entraînant une réduction de la probabilité de fumer, une réduction du stress quotidien et une amélioration de l’humeur ! Ces bienfaits évidents font de l’exercice physique régulier une composante majeure de la gestion de votre santé ; chacun d’entre nous peut modifier sa vie personnelle pour devenir plus actif, marcher au lieu de prendre la voiture, préférer les escaliers aux ascenseurs ou s’accorder trente minutes par jour pour « bouger ».

Les sources d’énergie On peut dire que l’énergie nécessaire à la pratique sportive est produite par trois principales sources :

La source anaérobie alactique c’est-à-dire sans oxygène et sans acide lactique : utilisable pour moins de trente secondes d’effort, celle-ci est disponible immédiatement et ne peut généralement être maintenue au-delà de huit secondes. Elle est mise à profit pour des sports exigeant une dépense énergétique très concentrée dans le temps : haltérophilie, saut, lancer, course de cent mètres. La source anaérobie lactique, sans oxygène mais production d’acide lactique : utilisable pour moins de trois minutes d’effort, elle est essentiellement employée dans les sports dits intermédiaires comme les courses entre deux cents et mille mètres ou la gymnastique. Elle est disponible progressivement et ne peut être maintenue que durant une durée de l’ordre d’une minute. La source aérobie, qui met en jeu l’oxygène de l’air : utilisable pour plus de trois minutes d’effort, elle est mise à contribution dans tous les sports de moyenne et longue durée. Elle est disponible très progressivement et il s’agit de la source principale car elle permet de régénérer les deux sources précédentes. Il est important de la prendre en compte chez tout le monde et de faire en sorte de l’améliorer, aussi bien chez les sportifs que chez les autres.

Des effets variés Les effets relaxants du sport sont bien connus et il participe à une bonne régulation des grandes fonctions : le sportif a un meilleur sommeil et applique d’une manière générale une bonne hygiène de vie. Les premiers bienfaits de la pratique régulière d’une activité sportive sont le plaisir qu’elle procure, le sentiment de sérénité qu’elle génère et le maintien d’un bon équilibre psychique auquel elle contribue. Chez les personnes âgées, le sport a un effet sur le squelette et retarde notamment l’ostéoporose. Il prévient également les risques de chute grâce à un meilleur tonus postural acquis par des exercices qui améliorent la force musculaire ainsi la vitesse de marche, la longueur du pas et l’équilibre.

Prendre des précautions Avant de se remettre au sport et pour éviter l’accident, il faut au moins s’assurer que le cœur est susceptible de résister à l’effort. Pour les personnes qui ont franchi le cap de la quarantaine ou ayant connu des troubles cardiaques, il est absolument indispensable de consulter auparavant pour subir une visite médicale d’aptitude, qui comprend un électrocardiogramme et une épreuve d’effort en milieu spécialisé.

Les bienfaits Le sport et l’exercice physique diminuent l’obésité et le surpoids, la masse grasse et l’adiposité. Il favorise le métabolisme des graisses et des sucres dans le bon sens. L’exercice physique conduit bien sûr à augmenter la dépense énergétique durant sa pratique, mais aussi au-delà. Après l’arrêt de l’effort, le métabolisme énergétique de repos reste augmenté, ce qui signifie une dépense de calories même après l’effort. Les chiffres de la pression artérielle, aussi bien systolique que diastolique sont réduits de façon significative chez ceux qui pratiquent régulièrement une activité physique. Les taux de cholestérol (LDL et HDL) sont réduits d’environ 10% en moyenne chez ceux qui ont une activité physique soutenue. Dix-neuf kilomètres de marche ou de jogging modéré chaque semaine améliorent significativement les différentes fractions du cholestérol, et en plus font perdre du poids. Les parenthèses de la coagulation, c’est-à-dire les éléments responsables de la fluidité du sang, s’améliorent sous l’effet de l’activité physique : près de 15 % pour le temps de fibrinogène. Une étude récente menée chez 74 000 femmes âgées de 50 à 79 ans a montré que les femmes physiquement actives ont un risque de cancer de sein réduit, comparées aux femmes les moins actives. Il n’est pas nécessaire d’être une championne de haut niveau pour faire baisser ce risque. Mais aussi, l’exercice physique offre une protection modérée contre le risque survenu d’un cancer du côlon.

Diminution des risques de l’infarctus :

Côté cœur, on observe une diminution de la consommation en oxygène pour un même effort une augmentation de débit d’efficacité du muscle cardiaque et probablement une amélioration de l’efficacité du muscle cardiaque. L’activité physique assouplit les muscles, augmente leur réserve de glycogène et maintient ou augmente la masse musculaire. La pratique régulière d’une activité physique permettrait de réduire de manière significative les infarctus. Notons également une augmentation intéressante de la sensibilité des tissus à l’insuline, de la production de l’hormone de croissance, de la densité osseuse accompagnée d’une meilleure nutrition des articulations de l’efficacité respiratoire.

Lydie C. Gustin

 
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